Expertises >> Microbiologie spécialisée >> Parasitologie et virologie

Parasitologie et virologie

Sidebar Image

 

Cryptosporidium & Giardia, entérovirus, œufs d’helminthes, bactériophages ARN-f spécifiques & coliphages somatiques

Cryptosporidium et Giardia dans les eaux

Cryptosporidium est un genre de protozoaires parasites unicellulaires pathogènes pour l’Homme capable de provoquer des diarrhées appelées cryptosporidioses chez plusieurs espèces de vertébrés.

Giardia est lui aussi un protozoaire. Flagellé, il est responsable d’une parasitose intestinale, la giardiose, qui peut atteindre les Hommes, les canidés et les félins. Cependant, Cryptosporidium et Giardia peuvent être détectés chez des porteurs sains.

Notre laboratoire réalise l’analyse des Cryptosporidium et Giardia en suivant la norme NF T 90-455 sous accréditation dans le cas des matrices suivantes :

  • les eaux destinées à la consommation humaine
  • les eaux souterraines
  • les eaux de surface
  • les eaux résiduaires épurées

Afin de garantir des résultats COFRAC à nos Clients, nous devons respecter des conditions strictes qui dépendent du type d’eau analysée : volume d’échantillon, lieu de la concentration, délai et conditions d’acheminement et de mise en analyse. Nous mettons à disposition de nos Clients, un récapitulatif de ces conditions.

 

Cryptosporidium dans les eaux de loisirs

Ce parasite est fréquemment rencontré dans les eaux de loisirs (ex : piscines et parcs aquatiques) car il est résistant aux traitements chimiques de routine tels que la chloration et présente donc un challenge pour la gestion des bassins.

Cela fait plus de 10 ans que cette problématique est connu aussi bien au Royaume-Uni qu’aux Etats-Unis. D’après le CDC, le nombre de cas de cette maladie a augmenté en moyenne de 13% par an entre 2009 et 2017 et les épidémies enregistrées sont imputables à 35% à des piscines, des pataugeoires ou des parcs aquatiques.

Ce parasite ne fait pas partie des analyses règlementaires concernant les eaux de loisirs en France.

Nous pouvons analyser ce paramètre (hors accréditation) dans les eaux de loisirs (ex : piscines publiques, parcs aquatiques et piscines dans des hôtels).

 

Cryptosporidium et Giardia dans les aliments

D’après l’ANSES, l’eau est le principal vecteur de la contamination alimentaire. Cependant, les aliments peuvent en constituer d’autres :

  • Les fruits et les légumes (salades, carottes, radis, …) peuvent être contaminés par des oocystes infectieux d’origine tellurique ou hydrique (eaux brutes utilisées pour l’arrosage)
  • Le lait et plus rarement les viandes peuvent être contaminés par contact direct avec des fèces d’animaux excréteurs ou leur environnement. Si les aliments ne sont pas soigneusement lavés, ou pasteurisés ou cuits, ils peuvent contenir des oocysts (ex : jus de pommes non pasteurisé)
  • Les coquillages filtrants (moules et huîtres), crus ou insuffisamment cuits peuvent retenir les oocysts qui peuvent rester infectieux jusqu’à 6 mois dans l’eau de mer

Nous analysons les Cryposporidium et les Giardia sur des matrices alimentaires (hors accréditation) telles que :

  • le jus de pommes concentré selon une méthode interne adaptée de la norme NF T 90-455
  • les légumes verts à feuilles et les fruits à baies selon la norme NF EN ISO 18744

Nous sommes également en mesure de réaliser ces analyses sur d’autres matrices solides telles que les boues et les sédiments (hors accréditation).

 

Œufs d’helminthes et bacs à sable

Les bacs à sable sont des terrains de jeux privilégiés des enfants. Ils peuvent cependant être sources de contamination par des pathogènes provenant d’animaux en liberté, tels que des chiens ou des chats.

Nous contrôlons vos sables en ciblant des bactéries indicatrices d’une contamination fécale (E. coli et entérocoques) ainsi que les œufs d’helminthes qui sont connus pour être excrétés par les chiens et les chats.

Notre laboratoire réalise cette analyse selon la norme XP S 54-207.

 

Œufs d’helminthes et entérovirus sur boues pour épandage, support de culture, amendements organiques, compost de boues

Dans le cas de cultures maraîchères ou de toute autre culture, les matières favorisant la culture doivent être homologuées et donc contrôlées : elles doivent remplir des critères physico-chimiques et microbiologiques.

Nous sommes en mesure de dénombrer les paramètres en parasitologie et en virologie (œufs d’helminthes, entérovirus) mais également en bactériologie (E. coli, entérocoques, salmonelles, Clostridium perfringens).

Contextes règlementaires et normatifs :

  • Boues pour épandages : arrêté du 8 janvier 1998
  • Amendements organiques (compost vert, matière végétale, …) : NF U44-051
  • Compost de boues : NF U44-095
  • Support de culture : NF U44-551

 

Entérovirus dans les eaux

Bien que faisant partie des paramètres pour les boues pour épandages, les entérovirus sont également analysés sur les eaux usées, les eaux de surfaces, les eaux de consommation et les eaux souterraines.

 

Bactériophages ARN-f spécifiques et eaux usées brutes et traitées

 

L’arrêté du 25 juin 2014 (modifiant l’arrêté du 2 août 2010) relatif à l’utilisation d’eaux issues du traitement d’épuration des eaux résiduaires urbaines pour l’irrigation de cultures ou d’espaces verts s’appliquent aux stations d’épuration d’eaux usées urbaines ou aux installateurs d’assainissements non collectifs de plus de 20 habitants.

Des analyses régulières sont demandées en entrée et en sortie de STEP afin de calculer un abattement. Les analyses concernent les entérocoques, les bactériophages ARN-f spécifiques et les spores de bactéries anaérobies sulfito-réductrices.

 

Bactériophages ARN-f spécifiques et coliphages somatiques les eaux

Les bactériophages ARN-f spécifiques sont des virus représentatifs d’une contamination fécale et sont couramment utilisés comme indicateur de traitement (ex : calcul de l’abattement entre les eaux à l’entrée et à la sortie d’une STEP). Les coliphages somatiques sont, quant à eux, plus sensibles que les bactériophages ARN-f spécifiques et peuvent être proposées en parallèle des bactériophages.

Notre laboratoire analyse ces deux paramètres sur les eaux usées, les eaux de surface, les eaux de consommation et les eaux souterraines en suivant les normes NF ISO 10705-1 (bactériophages ARN-f spécifiques) et NF ISO 10705-2 (coliphages somatiques).

 

Pour plus d'informations

ANSES - Fiche descriptive de danger microbien par les aliments – Janvier 2011 – Crysptosporidium spp.

Récapitulatif des conditions garantissant un rendu COFRAC de vos analyses de Cryptosporidium et Giardia selon la norme NF T 90-455

Nos solutions concernant le contrôle microbiologique de votre STEP

 

Nous contacter