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Retours sur la conférence FoodIntegrity à Parme

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Le projet européen de recherche collaborative FoodIntegrity, auquel contribue Eurofins a organisé sa quatrième conférence annuelle les 10 et 11 mai derniers à Parme (Italie) sur le thème « Assurer l’intégrité de la chaîne alimentaire : transformer la science en solutions ». Plus de 350 participants provenant d’industries agro-alimentaires et de laboratoires de recherche ont échangé sur les dernières avancées dans le domaine de la lutte contre la fraude.

Parmi les intervenants Luciano Navarini, de la société Illycaffè, a présenté le cas du café sujet à la fraude du fait de la taille des particules, la texture et la couleur, qui peuvent être « imités » en torréfiant et en broyant de nombreux produits végétaux. Selon lui, Il a également affirmé que la chimie est une aide précieuse pour identifier des marqueurs moléculaires contre ce type d’adultération, tels que le 16-OMC (16-O-Methylcafestol) exclusivement présent dans le Robusta (contrairement au Kahweol, présent aussi dans l’Arabica ). Des méthodes rapides, telles que la RMN (solution analytique notamment proposée par le Centre de Compétence Eurofins Authenticité), peuvent aider à tester plusieurs classes de composés chimiques avec peu de préparation d’échantillon et sans purification . Selon lui, les techniques ADN ne sont pas encore fiables pour les cafés torréfiés et moulus.

La base de données répertoriant les méthodes de lutte contre la fraude a été présentée dans le « Coin Démonstration » de la conférence. Plus de 300 méthodes sont actuellement recensées dans cette base, coordonnée par Eurofins. Un projet de transfert au Joint Research Center, le laboratoire de recherche de la Commission Européenne, est actuellement à l’étude et devrait se concrétiser dans les mois à venir. Un accès à cette base est envisagé pour la communauté scientifique, académique et industrielle, du domaine de l’agro-alimentaire.

Un focus a été fait sur l’origan par le professeur Chris Elliott (université de Belfast). Il a présenté les résultats d’une étude de suivi de son travail de 2015 sur cette herbe aromatique. Selon cette nouvelle étude à l’échelle européenne, un seul échantillon sur 40 était adultéré. Pour mémoire, une étude aux Etats-Unis en 2016 avait montré un niveau d’adultération de 25% sur 28 échantillons. Plus largement, le Pr Elliott a évalué ce niveau de fraude à l’échelle mondiale  entre 0% et 60% selon les pays avec une moyenne autour de 25%. Il n’y a pas de différence entre les pays développés et ceux en cours de développement.

Francis Butler, de l’Université Collège de Dublin, a présenté les résultats préliminaires d’un questionnaire envoyé à 85 industriels de l’agro-alimentaire. L’enquête portait sur la détection de la fraude et le rôle des analyses. A date, les résultats montrent que 68% des 22 répondants avaient déjà fait face à un incident de fraude dans les deux dernières années et que 85% l’avaient détecté grâce à des analyses.

Pour mémoire, Le projet FoodIntegrity, financé par l'UE à hauteur de 12 millions d'euros au titre du 7ème Programme Cadre, a été lancé par l'agence britannique de recherche sur les aliments et l'environnement (Fera). D'une durée de 5 ans, le projet rassemble 60 partenaires internationaux du secteur industriel, des universités et des organismes gouvernementaux en vue de protéger les consommateurs et l'industrie contre la fraude alimentaire. Leader des analyses d’authenticité depuis sa création il y a 30 ans, Eurofins est un des acteurs activement contributeur de ce projet.

Pour plus de renseignements, contactez votre interlocuteur commercial habituel ou AgroalimentaireFr@eurofins.com

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