Newsletter Agroalimentaire France >> Focus Agroalimentaire 62 - Janvier 2020 >> Durée de vie microbiologique

Durée de vie microbiologique des aliments : Un nouveau document de référence didactique publié par la DGAL

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L’instruction technique DGAL/SDSSA/2019-861 publiée ce 24 décembre 2019 met en avant de nouvelles recommandations pour valider et vérifier la Durée de Vie Microbiologie (DVM) des aliments. Ce document est plus complet et plus didactique que la précédente note de service de 2010.

Des rappels sont notamment effectués sur les typologies de microorganismes nécessaires à prendre en compte pour établir une DVM. Il s’agit non seulement des microorganismes pathogènes et des microorganismes indicateurs d’hygiène et/ou d’altération pouvant se développer pendant la période de conservation jusqu’à un point susceptible de rendre la denrée alimentaire préjudiciable à la santé ou inacceptable pour la consommation. Mais aussi les microorganismes cités en tant que critère de sécurité dans le règlement (CE) n° 2073/2005.

Les exigences et responsabilités de chacun sont définies en fonction des circuits de distribution (consommateur final, collectivités, BtoB) et du mode de conditionnement (préemballé ou non) avec la prise en compte de notions telles que la Date Limite de Consommation (DLC), la Date de Durabilité Minimale (DDM), la Durée de Vie Secondaire (DVS), la Date Limite d’Utilisation (DLU) ou encore la Date d’Utilisation Recommandée (DUR).

L’application d’un Plan de Maîtrise Sanitaire (PMS) pertinent constitue toujours un prérequis à la mise en œuvre des études de durée de vie qui se déclinent en deux grandes étapes : la validation et la vérification. La description de l’aliment sur des bases microbiologiques et physico-chimiques (ex : pH, aw, additifs, etc…), du procédé de fabrication et des conditions de distribution restent toujours d’actualité.

La possibilité de réaliser des classements de produits en catégories de « produits homogènes » permettant de n’effectuer la validation que sur un représentant de la catégorie est maintenant clairement proposée. La vérification devant quant à elle s’effectuer dans le temps sur l’ensemble des produits de la catégorie.

Pour l’étape de validation de la DVM, des recommandations de plan d’échantillonnage sont proposées pour la mise en œuvre de tests de vieillissement. Elles varient en fonction de la taille de la structure. Par exemple, pour les petites structures, 5 lots d’un même produit peuvent être étudiés avec une unité par lot dans le temps. Pour les autres structures, il est demandé d’étudier 5 unités par lot et 3 lots différents d’un même produit afin de mieux tenir compte de la variabilité inter-lot. Des modalités d’échantillonnage sont même abordées afin de tenir compte de la diversité susceptible d’exister dans la qualité du lot fabriqué.

Pour l’étape de vérification de la DVM, il est demandé à ce que des tests de vieillissement sont aussi réalisés périodiquement afin d’augmenter le niveau de confiance concernant la fiabilité de la DVM. Ces tests pouvant alors s’effectuer sur la base d’un plan d’échantillonnage allégé.

L’instruction intègre aussi un chapitre spécifique pour Listeria monocytogenes rappelant notamment les exigences réglementaires pour ce microorganisme. Sous certaines conditions, les historiques des tests de vieillissement, intégrant à la fois les étapes de validation et de vérification, peuvent permettre d’apporter des éléments de preuves pour les services d’inspection pour l’acceptation du maintien sur le marché d’un produit présentant une présence de Listeria monocytogenes en fin de production. Des études complémentaires telles que les tests de croissance et les outils de microbiologie prévisionnelle sont aussi préconisés. Les tests de croissance sont à privilégier lorsque le microorganisme est difficile à détecter dans les résultats d’autocontrôles (faible prévalence) ou lorsque les caractéristiques physico-chimiques de l’aliment se situent à la frontière entre croissance et non croissance.

L’instruction technique fourni aussi dans ses annexes III et IV un logigramme et des tableaux explicatifs permettant d’articuler les différents outils permettant d’articuler les différents outils permettant la détermination de la Durée de Vie Microbiologique.

Les laboratoires Eurofins Microbiologie vous proposent de vous accompagner dans ces différentes démarches : classement des produits en catégorie de produits « homogènes », choix des microorganismes, données scientifiques, mise en place de tests de vieillissement, test de croissance et microbiologie prévisionnelle. Ces accompagnements peuvent se structurer sous la forme de conseil ou de formation.

(1) 2019. Instruction DGAL/SDSSA/2019-861 du ministère de l'agriculture

Pour plus d’informations, contactez votre interlocuteur Eurofins habituel ou DidierFromentier@eurofins.com

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